Interview : Julien Miquel, le blogueur français qui a réussi à l’international

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Parce-que le vin est universel, et que les blogueurs sont nombreux à en parler, j’ai voulu vous en faire découvrir un tout indiqué. Clignement d'œil

Julien Miquel est un œnologue et blogueur français qui s’est lancé sur ce thème de passion, à l’international !

 

Il a gentiment accepté de se confier à vous au travers de quelques questions sur son parcours, sa réussite, et bien sûr son amour du vin.

Je n’en dit pas plus. La parole est à Julien ! Sourire

 

 

Peux-tu te présenter et nous dire en quelques mots de quoi est fait ton blog ?

 

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Social Vignerons est un site en anglais, qui offre une variété de contenu, essentiellement autour du vin (bien que je traite aussi des spiritueux parfois).

Etant œnologue de formation, je produis beaucoup de contenu éducatif voire de vulgarisation sur le vin, comme des articles sur les sulfites dans le vin ou bien les calories, des pages d’infos sur les pays et les régions viticoles, les cépages, le marketing, les évènements et autres.

Je propose aussi de nombreuses interviews de personnalités du monde du vinicole, en particulier autour des gens impliqués dans l’influence des consommateurs, critiques, blogueurs et influenceurs des réseaux sociaux du vin.

Enfin, je partage des commentaires de dégustation des vins que je goutte, afin de servir de référence a mon audience sur leurs achats souvent avec le profil des producteurs de France et d’autres pays du monde.

 

 

Comment et quand as-tu commencé ? Pourquoi as-tu choisi le blogging à l’international ?

 

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J’ai lancé Social Vignerons en décembre 2014.

J’habitais alors en Nouvelle Zélande et travaillais sur le contenu du plus grand site sur le vin du monde : Wine-Searcher. Il était alors pour moi plus naturel d’écrire en anglais. Je parlais aussi beaucoup et surtout de vins internationaux plus que français à l’époque.

Il s’agissait également de partager mon savoir-faire et ma connaissance issus de « l’école française du vin » et de la mettre à disposition d’une audience internationale qui n’y a pas forcement accès.

Très peu de français écrivent en anglais, encore moins d’œnologues ! C’est ma contribution a la diffusion de notre culture en quelque sorte Sourire

 

 

Peux-tu nous en dire plus sur ta façon d’écrire et sur ce que tu veux faire passer au travers de ton blog ?

 

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Mon style est plutôt factuel et direct. Etant un scientifique moi-même, et m’adressant à une audience anglophone qui souvent n’aime pas s’encombrer de fioritures inutiles, je vais en général ‘straight to the point’ ou droit au but en expliquant ce qui est important. Le vin est un plaisir simple de l’existence pour la plupart des gens. Pas besoin selon moi donc de le rendre compliqué ni ésotérique.

Donc, par ailleurs, j’essaie d’approcher simplement les sujets que j’aborde, afin que tous lecteur quel que soit son niveau puisse comprendre, tout en trouvant tous les faits importants même s’ils sont complexes. J’ai l’avantage d’avoir une connaissance très poussée de la vigne et du vin, sa fabrication, sa chimie, sa microbiologie, etc. ayant passe plus de sept ans à l’université et en école d’ingénieur en agronomie.

Je décortique donc en quelque sorte pour rendre l’approche relativement simple au lecteur. Il faut aussi captiver par une écriture ‘engaging’, c’est-à-dire attrayante et interactive.

 

 

De manière générale, qu’est-ce que tu aimes faire en rapport avec le vin (évènements, rencontres, visites, etc.) ?

 

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Le goûter surtout ! LOL

Aller à la rencontre des producteurs aussi bien sûr. Ayant fait du vin moi-même pendant près de dix ans, un échange assez intime s’établit en général assez vite avec les vignerons. Je connais leur monde de très près et je m’intéresse à ce qu’ils font, pas seulement au produit de leur travail.

J’aime à partager ces expériences au travers des réseaux sociaux, échangeant photos, vidéos et information avec mon audience, établir un échange avec les amateurs de vin du monde entier qui n’ont pas tous la chance de visiter les endroits auxquels j’ai accès.

 

 

Qu’est-ce qu’un bon vin pour toi, et qu’aimes-tu boire ?

 

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On dit en anglais : “the best wine is the wine you’re with“ c’est à dire que “le meilleur vin est celui que l’on a devant soi“.

Caiarossa bianco la montina franciacorta grana padano cheese 1Je souscris assez à ce dicton. De nos jours, énormément de vins sont très bons, dans des styles différents et, bien sûr, à des prix des variables. Il s’agit pour moi d’apprécier chaque vin pour ses qualités et l’attention qui a été mise pour sa fabrication. Beaucoup de vins abordables sont excellents comptes tenus de leur prix, s’ils sont bien faits !

Cela dit, ayant travaillé moi-même à la fabrication de très grands vins dans de nombreux pays, y compris à Château Margaux mais aussi en Espagne, Italie, Californie, Australie et autre, je peux aussi apprécier les qualités de très très grands vins.

A titre personnel cependant, et d’un point de vue purement hédoniste, j’apprécie les vins équilibrés et complexes. Il y en a un peu partout. J’ai un intérêt particulier en ce moment pour les vins du Languedoc, de Nouvelle-Zélande, de Bordeaux et Champagne. Mais j’écris aussi sur l’Espagne, l’Italie, la Californie et autre.

 

 

 

Ta pire expérience dans le vin ?

 

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Puis-en donner deux ?

Dans ma vie d’œnologue : une saison de vendange et vinification très compliquée lorsque je travaillais en Espagne. Une pression gigantesque après une pluie tardive qui nous obligea à ramasser le raisin en urgence. J’eu alors à travailler 14 heures par jour pendant des semaines, prenant des risques physiques de blessure ou autre important pour moi-même et les gens qui travaillaient dans la cave que je gérais. Ce fut très dur. Peu de gens savent la quantité de travail et la dévotion qu’il faut pour faire un grand vin.

Sur la dégustation, l’une de mes pires expériences sur laquelle j’ai écrit fut de gouter « le vin de merde ». C’est un vin du Languedoc qui a utilisé un nom évocateur dans son marketing, pour vendre. Le malheur, c’est que le vin est vraiment mauvais. En tout cas vraiment pas très bon pour le prix, dans cette région en tout cas où l’on trouve des vins excellents à des prix imbattables. Celui-ci est plutôt cher, mais se goute comme un vin de hard-discount !

Que l’on utilise du marketing pour vendre de la m… m’avait révolté lors de cette dégustation.

 

 

Enfin, en dehors du vin et du blogging, quels sont tes hobbies ?

 

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J’aime bien boire un verre de vin, sans écrire dessus, pour me détendre !

Mes hobbies ont été mis de côté depuis une dizaine d’année. Travail et ma petite famille de trois enfants prennent pas mal de temps et de focus !

Mais je suis musicien (saxophone), karateka, et motard de formation Sourire. J’aime à admirer et plonger dans la Méditerranée toute proche du village Roussillonnais où j’habite près de Collioure, à Argelès-sur mer.

 

Merci à vous de donner un petit j’aime à cette interview ! Clignement d'œil

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