Qu’est-ce qu’un vin bio ?

 

Note : Cet article est un article invité rédigé par Emanuelle du site Covigneron.

Le vin bio existe officiellement depuis août 2012. En effet, avant il ne prenait pas en compte la vinification, mais uniquement la viticulture. Cette démarche oblige désormais à n’ajouter aucun insecticide et traitement synthétique dans les vignes. D’ailleurs, récemment, elle propose à diminuer très légèrement les intrants lors du processus de vinification.

Par ailleurs, elle autorise le traitement thermique, la désacidification, les levures industriels, l’ajout de copeaux de souffre, de bois, l’ajout de tanins, l’acidification… Dans les linéaires, les vins biologiques commencent à se faire une place. D’ailleurs, plus du tiers des français en consomment aujourd’hui et environ 8 % du vignoble est certifié bio en France.

 

 

La définition d’un vin bio

 

Comme son nom l’indique, un vin bio est un vin produit selon une démarche écologique. Ainsi, leur production est donc faite de manière à respecter l’environnement. Pour bénéficier de la certification bio, les producteurs doivent ne pas utiliser des pesticides chimiques, des engrais chimiques et autres OGM, dans leurs vignes.

Et pour la vinification, le vigneron doit s’engager à n’utiliser que des composants certifiés bios. Il y a notamment l’alcool, le sucre ou les raisons. Un contrôle par an est effectué pour s’assurer du respect de ces engagements et conserver la certification bio.

 

 

Pourquoi choisir un vin bio ?

 

Un vigneron décidant de produire du vin bio est avant tout un agriculteur engagé. En effet, sa philosophie dirige toute son activité pour préserver au maximum l’environnement que ce soit les eaux, le sol, la flore ou la faune tout en proposant aux consommateurs un vin de qualité à des prix très abordables.

Les producteurs veillent donc au respect des différents processus de production afin d’offrir au plus large public des produits respectant parfaitement l’environnement. C’est d’ailleurs, la principale caractéristique des vins bios.

 

 

Un vin bio : comment le savoir ?

 

L’étiquette est un moyen efficace pour savoir qu’un vin est bio. Effectivement, un producteur de vin biologique ne se privera pas de faire savoir le consommateur en mentionnant sur la bouteille « vin biologique » ou « vin bio ». Sachez que depuis 2012, le label AB n’est plus obligatoire. Cependant, certains vignerons continuent de l’afficher sur leurs bouteilles. En revanche, le label bio européen est apparu depuis cette date et est obligatoire.

 

 

Quelles sont les réglementations qui régissent les vins bios en Europe ?

 

Depuis 1991, la production bio est régie par des réglementations à l’échelle européenne. Ainsi, chaque Etat membre a la possibilité de désigner une ou plusieurs autorités compétentes en charge de la mise en œuvre d’un tel règlement. Pour la France, c’est l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) qui est en charge de cette mission. Le règlement CE 834/2007 encadre la production biologique en Europe. Les principes de production biologique et étiquetage précisent notamment les règles à respecter relatives à la production, la transformation, la commercialisation, l’importation, le contrôle et bien évidemment l’étiquetage des vins biologiques.

Notez que le RCE 889/2008 complète ce règlement et concerne notamment les règles d’application de la production biologique. Un guide de lecture est publié par l’INAO pour accompagner les structures de développement de la production biologique. L’OCM ou organisation commune du marché vinicole est en charge de réglementer ce secteur. Le règlement bio européen est complété par la RUE 203/2012. Ces règles englobent la certification du processus de transformation. Le vin est donc soumis à des contrôles divers afin de garantir sa qualité, mais aussi du respect de l’environnement dans le processus de production.

 

 

Le vin bio est-il meilleur ?

 

C’est une question que se pose sûrement la majorité des amateurs de vin. Mais comme tous les autres vins, il y a des bons vins bios et des moins bons. En général, les vins biologiques offrent un meilleur équilibre en bouche avec notamment une intense expression aromatique et une belle minéralité naturelle. Ils contiennent en outre moins de sulfites qui limitent grandement le risque d’avoir mal à la tête le lendemain.

Par ailleurs, la longueur en bouche est en général plus courte. Ceci s’explique surtout par le fait que les vignerons biologiques n’utilisent pas de levures aromatiques. La qualité du vin dépend des méthodes de vinification utilisées. Différents facteurs entrent en compte pour garantir la qualité du vin. Il y a particulièrement le mode d’élevage voulu, l’assemblage réalisé et le choix des cépages.

 

 

Peut-on dénicher un grand vin bio ?

 

Les vins bios attirent de plus en plus d’adeptes et sont fortement présents dans de nombreux concours viticoles. C’est d’ailleurs une bonne chose que les grandes appellations s’engagent sur la voie de la viticulture bio. Les nouvelles générations d’œnologues, agronomes ou de viticulteurs ont en plus été sensibilisées aux enjeux écologiques depuis leur plus jeune âge et se tournent de plus en plus vers l’agriculture bio.

Covigneron propose notamment des domaines viticoles bio dans le cadre de son programme de parrainage de pieds de vigne tels que le Château Coupe Roses en Minervois, le Domaine Menard Gaborit, Muscadet et le Domaine Jean Baptiste Adam en Alsace.

 

 

La viticulture biologique, un secteur en plein essor

 

La viticulture bio est une part importante de la production bio en Europe. D’ailleurs, elle couvre une surface de plus de 300 000 ha dans le monde et près de 250 000 ha en Europe. Ce type de viticulture est pratiqué en Australie, en Afrique du Sud, en Amérique et en Europe. Une réglementation spécifique (le NOP) régisse la viticulture biologique aux États-Unis.

En 2015, les statistiques de l’Agence Bio a révélé que ce secteur représente en France 68 565 ha dont 10 964 en conversion et 57 601 en bio et 5176 exploitations. Notez que les principales régions viticoles sont la Nouvelle Aquitaine, PACA et l’Occitanie. D’ailleurs, cette dernière compte environ 25 196 en bio et conversion et 1588 producteurs en 2015.

 

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